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Camille de Rocca Serra réagit aux propos tenus par Paul Giacobbi et Jean Zuccarelli



«Paul Giacobbi revendique à tort d’avoir oeuvré en faveur de la prorogation du crédit d’impôt pour les investissements en Corse. C’est faux. Seuls Sauveur Gandolfi-Scheit et moi avons travaillé sur ce dossier et permis cette issue fructueuse. On ne peut s’arroger le bénéfice d’une action que si l’on y a participé de près ou de loin. Or, ce n’est pas le cas. En qualité de parlementaire, Paul Giacobbi aurait dû assister aux travaux de la Commission des finances puis à ceux de la séance publique; et s’associer à notre amendement ou en déposer de son côté. Il n’a pas jugé bon de le faire.

De même, en qualité de Président du Conseil Exécutif, il aurait dû engager une réflexion sur ce dossier et associer l’Assemblée comme nous le faisions par le passé. Il ne l’a pas fait. Il revendique aujourd’hui la paternité d’un succès auquel il est totalement étranger avec un aplomb déconcertant. Sauveur Gandolfi-Scheit et moi-même n’avons jamais eu à nos côtés nos collègues insulaires de l’opposition, ni sur cette question, ni sur bien d’autres qui concernaient pourtant les intérêts et l’avenir de la Corse.

Quant à Jean Zuccarelli, il ferait mieux de s’investir davantage dans ses fonctions à la tête de l’ADEC au lieu de se complaire dans des entreprises de désinformation et de contre-vérité. Quant il parle du GALSI, il devrait savoir qu’il dépend d’un Consortium italo-algérien et pas de Nicolas Sarkozy. Par contre, il oublie de dire que le Président soutient financièrement le programme Cyrénée qui correspond à la partie française du projet, qu’il s’est engagé à terme sur un approvisionnement au GNL si le GALSI ne se fait pas, et entretemps, sur une alimentation au fuel léger. L’ensemble de ces engagements  financiers représentent près de 500 millions d’euros. C’est donc une réponse adaptée que le Président est venu apporter.

L’engagement de Nicolas Sarkozy à nos côtés a permis à la Corse de bénéficier de dispositifs et de mesures importantes pour le financement de son économie. François Dominici, Président de la CADEC, peut témoigner de l’engagement qui fut le mien pour la refondation de la structure que le soutien du Gouvernement a rendu possible. De même pour le FIP, le crédit d’impôt, ou encore le rapprochement des détenus dont l’initiative parlementaire de Sauveur Gandolfi-Scheit, que j’ai cosigné, a été validée par le Gouvernement. Depuis deux ans, le nouvel Exécutif régional n’a pas fait grand chose si ce n’est d’ouvrir des débats sans suite. De même à l’Assemblée nationale alors que mon engagement, comme celui de Sauveur, ont été au cours de ces cinq années d’agir au bénéfice de la Corse.

La polémique qu’a voulu engager Jean Zuccarelli n’est pas au niveau des fonctions qui lui ont été confiées; et ne fait en aucun cas avancer la Corse. Si la campagne électorale est le moment du débat, elle doit néanmoins se faire dans la sérénité et l’honnêteté intellectuelle.»


Mardi 24 Avril 2012

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