Camille de Rocca Serra se félicite de l’introduction des langues régionales dans la constitution.

Dans le cadre de l’examen du projet de Loi de modernisation des Institutions, en deuxième lecture, Camille de Rocca Serra se félicite de l’adoption de l’amendement déposé par Marc Le Fur et dont il a été cosignataire visant à intégrer la reconnaissance des langues régionales dans les principes de la République.



« Après le débat qui a eu lieu à l’Assemblée nationale le 7 mai dernier, après l’adoption en première lecture de cet amendement à l’article 2 du projet de Loi de modernisation des Institutions, le Sénat avait rejeté cet amendement. Il fallait en deuxième lecture trouver un point d’équilibre afin d’aller vers l’essentiel, à savoir la constitutionnalisation des langues régionales ».



La référence aux langues régionales est donc introduite après l’article 75 de la Constitution. Il est inséré un article 75-1 ainsi rédigé :

« Art. 75-1. – Les langues régionales appartiennent au patrimoine de la France. »



Le député de la Corse-du-Sud qui avait déposé l’amendement adopté en première lecture considère que « cela ne change rien pour les langues régionales, puisqu’il n’y a pas de hiérarchie des articles ».



Retour des langues régionales en deuxième lecture du projet de Loi de réforme de la constitution

Camille de Rocca Serra se félicite de l’introduction des langues régionales dans la constitution.
Camille de Rocca Serra a cosigné l'amendement déposé par Marc Le Fur visant à réintroduire la reconnaissance des langues régionales dans la constitution. Pour le député de la Corse-du-Sud après le vote du Sénat il convient de trouver un point d'équilibre car l'importance de l'avenir de nos langues réside dans la constitutionnalité de leur reconnaissance.

Un débat historique s’est tenu le 7 mai 2008 à l’Assemblée Nationale à l’initiative du Gouvernement qui a ainsi tenu l’engagement du Premier Ministre lors du précédant débat constitutionnel.

Ce débat a enfin permis à l’Assemblée nationale d’envisager de manière sereine, loin des préjugés condescendants et des images d’Épinal le statut de 79 langues de France pratiquées par 10 millions de locuteurs, et qui sont enseignées à 400 000 élèves par 9 000 enseignants.

La ministre de la culture a annoncé l’élaboration d’un cadre de référence qui prendra la forme d’une loi dans un calendrier proche, ainsi que le Président de la République en avait émis l’idée.

Si l’on peut se féliciter de cette avancée qui devrait se traduire par de nouveaux droits concrets en matière d’enseignement, de création et de diffusion de supports culturels, de signalétique, il n’en demeure pas moins que certaines réserves pourraient demeurer sur la constitutionnalité de cette loi, notamment au regard de la décision n° 99-412 DC du 15 juin 1999 du Conseil constitutionnel.

La loi que votera le Parlement pourrait en effet être vidée de sa substance à l’occasion d’un contrôle de constitutionnalité.

Lors de la première lecture du projet de loi constitutionnelle, l’Assemblée nationale avait adopté un amendement proposant d’introduire la référence aux langues régionales à l’article 1er de la Constitution. Cet amendement a été rejeté par le Sénat, la haute assemblée ayant exprimé des réserves sur le respect de la primauté de la langue française. Afin de lever tout doute à ce sujet, il est proposé de réintroduire la disposition adoptée par l’Assemblée nationale au sein de titre la Constitution relatif aux collectivités territoriales.

Voir les amendements

Mardi 08 Juillet 2008

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