Groupe de travail de l’Assemblée de Corse sur les retombées de la catastrophe de Tchernobyl en Corse : Camille de Rocca Serra demande la reprise des travaux le plus rapidement possible.

A la suite de la démission annoncée par le docteur Denis Fauconnier et le journaliste Jean-Charles Chatard, Camille de Rocca Serra, président de l’Assemblée de Corse regrette leur démission et demande au président du groupe de travail, Jean-Louis Albertini d’organiser une réunion le plus rapidement possible.



« En adoptant le 10 avril 2006 une motion décidant de faire réaliser, par une structure européenne indépendante, une nouvelle enquête épidémiologique sur les retombées de la catastrophe de Tchernobyl en Corse, l'Assemblée de Corse avait souhaité qu'en préalable, un groupe de travail associant l'ensemble des sensibilités politiques de l'Assemblée avec des personnalités qualifiées impliquées sur ce dossier étudie les conditions de faisabilité d'une telle étude, en termes de cahier des charges comme de délais et de coût.

Aujourd’hui, après une suspension des travaux liée à la période électorale, le groupe de travail doit reprendre son activité afin de s’accorder sur une proposition de cahier des charges qui sera faite à l’Assemblée de Corse comme à l’Exécutif régional.

Je regrette la décision du docteur Fauconnier et de M. Chatard. Elle soulève cependant quelques interrogations de ma part, alors que j’ai précisément annoncé jeudi 24 avril à l’occasion de la séance publique de l’Assemblée de Corse que le groupe de travail devait reprendre son activité et remettre son rapport avant la fin du présent semestre.

Je tiens à rappeler qu’une première série de réunions du groupe de travail a permis de dresser un état des lieux contradictoire en auditionnant notamment les plus hautes autorités scientifiques puis de définir le périmètre souhaitable de l’étude.

Il reste cependant à préciser le contenu technique du cahier des charges dont la pertinence conditionnera la crédibilité de l’étude ainsi que d’évaluer son coût dans un domaine qui dépasse largement les compétences de la Collectivité Territoriale de Corse.

D’autre part la vocation du groupe de travail, qui je le souligne n’est pas un comité scientifique n’est pas de se substituer à la justice en matière de reconnaissance des victimes insulaires qui auraient été contaminées par le nuage radioactif de Tchernobyl. Pour autant, les élus insulaires ont montré par l’initiative de la création de ce groupe de travail leurs préoccupations face à la question des retombées en Corse de la catastrophe de Tchernobyl.

Enfin, concernant l’obtention d’un registre des cancers pour la Corse, il convient de souligner que cette demande a été appuyée à plusieurs reprises par le groupe de travail comme par moi-même. Je compte bien saisir à nouveau la ministre de la santé en lui rappelant l’engagement de l’Etat. »


Lundi 28 Avril 2008


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