Ange Santini, président du Conseil Exécutif de Corse :
"Le débat a mis aux prises des candidats ayant un style très différent. La candidate a manifesté une certaine assurance mais est restée très vague dans son propos. Elle n'a pas répondu aux questions précises qu'on lui posait. Quant à Nicolas Sarkozy, il s'est montré tel que nous le connaissons, maîtrisant son sujet et allant au fond des choses. Il a une parfaite connaissance de l'environnement actuel et de ce qu'il veut faire dans le futur. Et comme c'est un homme qui réalise ce qu'il annonce (il l'a prouvé en Corse), on sait qu'il sera un président de la République qui ne se contentera pas d'arbitrer, mais qui impulsera une nouvelle dynamique au pays.
A l'évidence, Nicolas Sarkozy a été plus serein que Ségolène Royal. L'agressivité dont celle-ci a parfois fait preuve - une agressivité qui n'est pas de mise dans ce genre de confrontation - vient sans doute du fait qu'elle avait moins de matière à exploiter que son adversaire sur les dossiers en débat.
Les télespectateurs verront la différence entre celui qui apporte des solutions concrètes et va au fond des choses et celle qui, sans surprise, reste sur une philosophie très générale d'action de gauche. Dire que Ségolène Royal est un peu juste pour la fonction suprême, ce serait faire injure aux milliions d'électeurs qui ont voté pour elle. Néanmoins, Nicolas Sarkozy me semble plus avoir les qualités requises pour occuper cette fonction. Il sera visiblement le président de la modernité, qui agira de façon conforme à sa nature, c'est-à-dire en menant son action au plus près du citoyen"
Marcel Francisci, président de la fédération UMP de Corse-du-Sud :
"Il y a eu un sens très clair dans ce débat. Il y avait un candidat, Nicolas Sarkozy, qui expliquait, chiffrait son programme. qui avançait ses arguments. De l'autre, ce fut un discours incohérent, creux. Je le regrette car les Français méritaient autre chose : ils attendaient une confrontation d'idées, programme contre programme. C'est râté et c'est dommage pour la démocratie."
Philippe Cortey, candidat UMP aux législatives dans la 1ère circonscription de Corse-du-Sud :
"Il y a eu d'un côté, un projet très clair, bien exprimé par Nicolas Sarkozy qui a dominé son sujet sur le plan économique et sur la manière d'appliquer son programme. En face, on a eu un projet confus. Ségolène Royal abordait des généralités sans approfondir les vrais sujets. Que ce soit sur la violence ou l'emploi, on a du mal à suivre."
Stéphanie Grimaldi, Conseillère exécutive de la Collectivité Territoriale de Corse :
"le débat a confirmé une réelle emprise de Nicolas Sarkozy. Il y a un programme complet d'un côté avec Sarkozy et de l'autre un catalogue de propositions tout azimut, quelques fois démagogiques, sans logique et surtout sans les financements nécessaires. Nicolas Sarkozy a eu ce souci du concret durant toute la campagne, surtout sur le pouvoir d'achat et le logement"