Si l’on peut se féliciter de cette avancée qui devrait se traduire par de nouveaux droits concrets en matière d’enseignement, de création et de diffusion de supports culturels, de signalétique, il n’en demeure pas moins que certaines réserves pourraient demeurer sur la constitutionnalité de cette loi. Ainsi, les avancées législatives que les parlementaires pourraient voter sont donc sous la menace d’une véritable insécurité juridique.
Aussi, afin de lever cette insécurité juridique sur une loi-cadre tant attendue, Camille de Rocca Serra a déposé un amendement dans le cadre du projet de Loi de modernisation des institutions de la Ve République visant à modifier l’article 2 du texte suprême : en complétant le premier alinéa de l’article 2 de la Constitution par les mots « dans le respect des langues régionales qui fondent sa diversité ». Le député de la Corse-du-Sud défendra cet amendement en séance le mardi 20 mai à partir de 21H30.
Cet amendement déposé par Camille de ROCCA SERRA est cosigné par : Marc LE FUR, Alfred ALMONT, Philippe BOENNEC, François CALVET, Jean-louis CHRIST, Olivier DASSAULT, Jean-Pierre DECOOL, Vincent DESCOEUR, Francis HILLMEYER, Alain FERRY, Michel GRALL, Sauveur GANDOLFI-SCHEIT, François GOULARD, Arlette GROSSKOST, Jacqueline IRLES, Antoine HERTH, Céleste LETT, François LOOS, Alain MARC, Daniel MACH, Thierry MARIANI, Hervé MARITON, Jean-Philippe MAURER, Etienne MOURRUT, Christian MENARD, Jean-Luc REITZER, Jacques REMILLER, Frédéric REISS, Daniel SPAGNOU, Eric STRAUTMANN, Michel SORDI (liste non exhaustive).
Aussi, afin de lever cette insécurité juridique sur une loi-cadre tant attendue, Camille de Rocca Serra a déposé un amendement dans le cadre du projet de Loi de modernisation des institutions de la Ve République visant à modifier l’article 2 du texte suprême : en complétant le premier alinéa de l’article 2 de la Constitution par les mots « dans le respect des langues régionales qui fondent sa diversité ». Le député de la Corse-du-Sud défendra cet amendement en séance le mardi 20 mai à partir de 21H30.
Cet amendement déposé par Camille de ROCCA SERRA est cosigné par : Marc LE FUR, Alfred ALMONT, Philippe BOENNEC, François CALVET, Jean-louis CHRIST, Olivier DASSAULT, Jean-Pierre DECOOL, Vincent DESCOEUR, Francis HILLMEYER, Alain FERRY, Michel GRALL, Sauveur GANDOLFI-SCHEIT, François GOULARD, Arlette GROSSKOST, Jacqueline IRLES, Antoine HERTH, Céleste LETT, François LOOS, Alain MARC, Daniel MACH, Thierry MARIANI, Hervé MARITON, Jean-Philippe MAURER, Etienne MOURRUT, Christian MENARD, Jean-Luc REITZER, Jacques REMILLER, Frédéric REISS, Daniel SPAGNOU, Eric STRAUTMANN, Michel SORDI (liste non exhaustive).
La position de Sauveur Gandolfi-Scheit, député UMP de la Haute-Corse
Le 7 Mai dernier s’est tenu dans l’hémicycle du Palais-Bourbon un débat historique concernant l’avenir de nos langues régionales. Bien entendu présent lors de cette séance, et en plein accord avec Camille de Rocca-Serra, j’ai laissé à ce dernier le soin de défendre notre position qui consistait dans les grandes lignes à n’écarter aucun des moyens susceptibles de favoriser le statut et la reconnaissance des parlers locaux.
A l’heure de la mondialisation, et alors que notre société insulaire connaît de profonds changements, le corse se trouve en effet à la croisée des chemins. Si autrefois il s’apprenait dans la rue et s’épanouissait dans le milieu familial, force est de constater que sa pratique est en recul, et que les dispositifs et compétences régionales existantes ne suffiront hélas pas à assurer sa pérennité.
Appartenant à tous et bénéficiant d’un consensus fort, la langue de nos aieux ne doit plus être un enjeu politique et idéologique. Source d’échange, et donc de richesse et de cohésion, cet héritage doit bénéficier de garanties claires à même de permettre son rayonnement.
Corsophone de toujours, et viscéralement attaché à notre culture, je suis parfaitement conscient de l’importance du débat en cours, et de l’opportunité qui nous est offerte aujourd’hui par le Gouvernement. C’est pourquoi, après avoir déjà voté en Janvier dernier en faveur de la ratification de la Charte des langues minoritaires, et conformément aux engagements pris devant mes électeurs et les différentes associations de promotion et de sauvegarde, j’ai décidé de cosigner l’amendement déposé au nom de l’ensemble des députés UMP par mon collègue et ami Camille de Rocca Serra, visant à modifier le premier alinéa de l’article 2 de la Constitution de la Vème République.
A l’heure de la mondialisation, et alors que notre société insulaire connaît de profonds changements, le corse se trouve en effet à la croisée des chemins. Si autrefois il s’apprenait dans la rue et s’épanouissait dans le milieu familial, force est de constater que sa pratique est en recul, et que les dispositifs et compétences régionales existantes ne suffiront hélas pas à assurer sa pérennité.
Appartenant à tous et bénéficiant d’un consensus fort, la langue de nos aieux ne doit plus être un enjeu politique et idéologique. Source d’échange, et donc de richesse et de cohésion, cet héritage doit bénéficier de garanties claires à même de permettre son rayonnement.
Corsophone de toujours, et viscéralement attaché à notre culture, je suis parfaitement conscient de l’importance du débat en cours, et de l’opportunité qui nous est offerte aujourd’hui par le Gouvernement. C’est pourquoi, après avoir déjà voté en Janvier dernier en faveur de la ratification de la Charte des langues minoritaires, et conformément aux engagements pris devant mes électeurs et les différentes associations de promotion et de sauvegarde, j’ai décidé de cosigner l’amendement déposé au nom de l’ensemble des députés UMP par mon collègue et ami Camille de Rocca Serra, visant à modifier le premier alinéa de l’article 2 de la Constitution de la Vème République.

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