M. Camille de Rocca Serra - Je me réjouis bien sûr de l'avancée apportée par l'article 26 ter, mais je propose moi aussi par mon amendement 22 de la compléter pour tenir compte de la spécificité des indivisions corses. Par rapport à ce qui avait été proposé en première lecture par MM. Giacobbi et Zuccarelli, le champ est réduit aux indivisions de plus de dix ans, et la durée à celle du GIP.
Il n'y a pas d'atteinte au droit de propriété puisqu'il ne s'agit que des actes de gestion. Sur le respect du principe d'égalité, je vous renvoie à l'argumentation que je développe dans l'exposé des motifs de mon amendement. Au-delà de la titrisation, bien sûr indispensable, cette disposition limitée me paraît très souhaitable pour créer l'effet de levier que nous attendons tous de la sortie de l'indivision.
M. le Rapporteur – La commission n'a pas examiné ces amendements, mais à titre personnel j'y suis défavorable. Commençons par appliquer aux indivisions corses la disposition générale permettant de prendre les décisions de gestion à la majorité des deux tiers. Il ne serait pas cohérent de fixer des majorités à géométrie variable dans les différentes parties du territoire de la République.
M. le Garde des Sceaux – Je comprends les motivations avancées, mais ces amendements me paraissent contraires aux principes constitutionnels, d'autant que la Corse ne relève pas de l'article 74… Le GIP dont j'ai proposé la création au Sénat permettra déjà de voir plus clair dans les indivisions corses ; quand son travail commencera à porter ses fruits, nous pourrons examiner ensemble s'il convient d'aller plus loin.
M. Camille de Rocca Serra - Au bénéfice de cette réponse, je retire mon amendement.
L'amendement 22 est retiré.